
Les jours s’étiolent
Au gré de l’avancée
De la torpeur noyée
Dans une désolation
Lancinante qui semble
Interminable.
Les pensées se bousculent
Tantôt équivoques
Insinuant doutes et malaises
Tantôt favorables
Incitant espoirs et euphories
Telle une intempérance.
L’ombre de la tristesse
Voilée par des sourires
Qui font pétiller le regard
Masque les entailles brûlantes
Des chagrins accumulés
Qui strient les corps et les cœurs.
Puis, dans la fugacité
D’un temps suspendu
L’esquisse d’une aube naissante
Submerge l’indicible détresse
Accumulée dans la perdition
Révélant l’inestimable joie intérieure
Qui n’a cessé de résister
Dans le silence de la contemplation.
Un nouvel espace fait jour
Colmatant les fêlures mémorielles
Dans une indolente douceur
Creuset du façonnement
Des liens indescriptibles
De l’amour inconditionnel et éternel.
@Hannacelya, 27 mars 2021
