
Dans un temps suspendu
Quelque part dans le cosmos imaginaire
Un monde de silence enveloppe
La paix intérieure
Minée par les ouragans terrestres.
De cette solitude
Imposée par l’ultime inconcevable :
La perte de la chair de sa chair
S’ouvre un corridor escarpé
Jonché de débris de souvenirs
Timidement éclairés par l’ombre
De nos anges envolé.e.s.
Ces lambeaux de souvenirs
Transfigurés par les incessants tumultes
Emergent au fil du temps
Au coeur de l’intime dans une inavouable sérénité.
Une lucidité retrouvée
Après une implosion destructrice.
Le jour se lève
Le phoenix s’éveille
Affaibli mais survivant de l’indicible.
Toujours résistant avec un coeur fracassé
Vulnérable et fragile.
Survivant d’une histoire qui dépasse les frontières
D’un monde connu.
@Hannacelya, le 30 septembre 2024
A ma fille Marjorie, décédée en 2011
A ma fille Anne-Claire, décédée en 2015
Avant hier, elle aurait soufflé 31 bougies.
