L’éternité du sentiment


Quatorze ans que tu t’es envolée
Un matin de printemps
Illuminé par un timide soleil
Traversant les persiennes entrouvertes de ta chambre.

Dix ans que tu t’es envolée
Dans la brume d’un soir d’hiver
Emprisonnée dans une carcasse de voiture
Fracassée par la violence d’un dérapage verglacé.

Comment survivre à ces drames
Qui brisent la vie de ceux qui restent
Sonnés par la violence de leur survenance
Ebranlés dans leurs certitudes et dans leur monde ?

Inventer une nouvelle vie
Sans vous, sans votre sourire
Sans vos moqueries, sans vos joies
Sans votre présence affectueuse et chaleureuse.

La vie se déploie inéluctablement
Dans l’intimité des pensées et de l’âme.
Les petits bonheurs parsèment délicatement
Cette nouvelle page d’aventures.

Désormais, le ying et le yang sont vérités
La joie accompagne la tristesse
L’Espérance escorte l’inévitable ressac des sentiments contraires
Pour mieux traverser le désert abyssal de l’absence.

Le temps de la consolation s’immisce timidement
A travers des signes improbables
Provoquant des instants d’ivresse enjouée
Qui enchantent un coeur brisé à jamais.


@hannacelya, le 3 décembre 2025






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