Stigmates

le

Dans la noirceur d’un rafiot venu des mers
Qui bordent les terres de l’inconnu
L’âme en peine,
Ballottée par les ressacs de la douleur
De l’arrachement
Tiraillée par les fers acérés
Des chaînes de l’enfer,
Cherche dans le Souffle
Le monde de l’invisible
Transfiguré par une cruelle réalité.

Échouée sur les rivages d’un nouveau pays. 
Combien de râles ont envahi les cales ?
Combien de cris ont raisonné sur les parois ?
Le sang et les larmes se sont mêlés
Au sel de la mer emportant ainsi
Tous les rêves de liberté. 
Les temps passent, 
Les tempêtes s’espacent
L’horizon se dévoile.


Les derniers embruns dessinent
Dans un ciel lumineux
L’empreinte du souvenir douloureux
Tatouée dans la chair et dans l’âme.
Les reflets de l’arc-en-ciel
Envahissent de leurs couleurs
Les rêves les plus fous du désespéré
Et apaisent les tourments.
La Nouvelle terre
S’apprête à fleurir.

©Hannacelya, le 24 mai 2019

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