L’essence du ciel

Ce n’était pas la prison
Seule dans le tourment
Les fantômes hantaient
Les coursives en béton.
Le silence harcelait
Les pensées et les fantasmes
Pour mieux dissoudre
Les chimères élaborées
Dans le secret de la perdition.
Les nuits sans étoiles
Multiples et incessantes
Dévisageaient le destin
Des rêves poursuivis.
Le temps s’écoulait
Durement éprouvé
Par les râles de l’agonie
Et les chants du désespoir.
Nul échappatoire
A travers les barreaux
De la suffisance et de l’orgueil
Règne de l’absurde réalité
L’anéantissement des âmes pourchassées.
Et pourtant
La lumière voilée
Des brouillards existentiels
Comblait les interstices
Des murs lézardés des tombes.
La discrète révélation
De la survivance indescriptible
Pansait les plaies ensanglantées
Des jours dépassés.
L’accalmie désirée
A petits pas hésitants
Annonçait la résurrection
Sur les terres promises.
Terres d’avenir et d’abondance
Que seule la foi arpente
Dans la persévérance
Et l’amour sublimé.
Les voyages hostiles
Ne sont plus que des vagues
Épisodiques et changeantes
L’épine d’un souvenir crucifiant.
L’ultime porte s’entrouvre
Sur un nouvel eldorado
Œuvre divine et bénie
La consécration séraphique.

@Hannacelya, 26 janvier 2020

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