L’abîme

Comme bien des nuits
Recroquevillée dans le silence
Mon cœur s’effondre.
Le visage de mes filles
La dernière image
Qui hante mon souvenir
Est leurs corps froids
Allongés et sans vie.
Perdue dans ma douleur
Les larmes perlent
Sans interruption
Je les cherche
Pour me nicher dans leurs bras
Je les cherche pour voir
Encore une dernière fois
Leur beau sourire
Qui faisait mon bonheur.
Elles ne sont plus
Elles se sont envolées
Vers un au-delà plus serein.
Je m’abandonne
A la douleur
Qui se diffuse dans mon être
Tel un poison.
J’ai mal, très mal
Sans remède
Dans une tristesse
Si profonde
Qui m’enserre
A en perdre le souffle.
Les forces m’abandonnent
Aux affres de la souffrance.
Vivre sans ses enfants
Est l’ultime condamnation
Que la vie inflige
A perpétuité.
Nous sommes une horde
Foulant une terre aride
Qui a perdu toute saveur.
Demain
Le jour se lèvera à nouveau
En nous intimant la volonté
D’affronter encore et encore
Avec un courage éphémère
Le monde tel qu’il est
Dans sa beauté
Comme dans sa laideur.

@Hannacelya, le 12 septembre 2021

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. AZIABU Nelly dit :

    J’ai toujours été profondément amoureuse de tes textes. Celui ci me touche encore plus profondément. Il m’a fort ému. Toute une vie ne suffirait pas pour soulager une si insoutenable douleur. Merci d’oser effleurer le soleil, malgré tout…
    Je t’embrasse bien fort!

    Aimé par 1 personne

    1. Hannacelya dit :

      Merci beaucoup Nelly. C’est gentil. Je t’embrasse

      J'aime

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